Cornelia Funke, Coeur d’encre

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Funke - Coeur d'encreAlors, tout disparut. Les murs rouges de l’église, les visages des hommes et même Capricorne dans son fauteuil. Il n’y avait plus que la voix de Mo et les images que les mots faisaient naître. Si Meggie avait pu haïr Capricorne plus encore, elle l’aurait fait. Car si, durant toutes ces années, Mo ne lui avait pas lu une seule histoire, c’était sa faute. Elle songea à tout ce qu’il aurait pu faire surgir dans sa chambre avec sa voix qui donnait à chaque mot un autre goût, à chaque phrase une mélode ! Même Cockerell en avait oublié son couteau et les langues qu’il devait couper. Il écoutait, le regard absent. Nez Aplati regardait en l’air, la mine béate, comme si un bateau de pirates passait, toutes voiles gonflées, par un des vitraux de l’église. Tous se taisaient. Hormis la voix de Mo qui donnait vie aux lettres et aux mots, on n’entendait pas un bruit.

Folio Junior, pages 221-222

Depuis que sa mère a mystérieusement disparu, Meggie vit seule avec son père, Mo, entourée de livres. Mais une nuit, un étrange personnage fait irruption dans leur jardin, porteur de mauvaises nouvelles. Doigt de poussière annonce que Capricorne est sur la trace de Langue magique… Cachée derrière la porte, Meggie ne comprend pas ce que cela veut dire, ni pourquoi ils doivent partir à l’aube. Pourtant, elle va se trouver entraîner dans un long et dangereux périple où l’horreur sera à son comble, porteuse de violence et de peur. Parfois, seule la beauté des mots peut apporter un certain réconfort…

Depuis plusieurs années, Cœur d’encre me faisait de l’œil sur les étagères des librairies. Malheureusement, cette lecture a été très loin de remplir mes attentes. De l’aventure, du fantastique et des livres : je pensais que tous les ingrédients étaient réunis pour m’offrir un moment savoureux. Des personnages qui s’échappent des pages : l’idée est bonne. Seulement, ça manque de profondeur et de suspense. Les personnages tentent en vain d’être charismatiques et l’écriture d’être poétique. Finalement, ça lambine un peu, toujours lisse. L’action m’a laissée quelque peu impassible. Il se passe beaucoup de choses, mais les rebondissements manquent d’entrain, ça reste un peu au ras du sol.

Il ne s’agit pas d’un mauvais livre, mais qu’est-ce que c’est frustrant ! On aurait voulu que ça fasse un peu moins excellente rédaction de collège et un peu plus roman palpitant. On aurait voulu que ça swingue, que ça soit intense ! Peut-être que la suite… Oui, mais je ne suis pas sûre de la lire.

Découvrez aussi L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon et La Relieuse du gué d’Anne Delaflotte Mehdevi.

Ecoutez les premières pages !

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  1. Je suis d’accord avec toi. Pour moi, cette lecture avait vraiment été pénible. je m’étais dit que le 2 serait mieux … et … ben je vais te laisser le lire avant de te le dire =D Pour une fois, j’ai préféé l’adaptation cinématographique …

    • Dis moi quand même… tu me conseilles de le lire ? Parce que vu le nombre de livres que j’ai envie de lire, je n’ai pas spécialement envie de « perdre mon temps » si le deuxième tome est l’égal du premier ! Par contre, du coup je me ferai une session film pour voir ce que ça donne 🙂

  2. Pingback: Eric Simard, Le Souffle de la pierre d’Irlande | Aux livres de mes ruches

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