Laura Esquivel, Vif comme le désir

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Esquivel - Vif comme le désirLes mots voyagent à la vitesse du désir, ils deviennent inutiles dans les messages d’amour. Il suffit de disposer d’un appareil de réception ultrasensible : Jubilo en avait un, et des plus performants. Il était né avec, juste au centre de son cœur. Des quantités de signaux pouvaient y être captés, pourvu qu’ils proviennent d’un autre cœur. Que l’autre veuille ou non les rendre public importait peu. Jubilo avait la faculté d’interpréter les messages avant qu’ils se transforment en mots.

Folio, page 36

Lluvia plonge dans le passé de sa famille, dans l’histoire de ses parents, dans sa propre vie finalement. Son père, Jubilo, est un génie du télégraphe, capable de percevoir les pensées et les sentiments de ceux qui l’entourent, ce qui lui permet de satisfaire leur désirs les plus secrets, ceux qu’eux-mêmes de connaissent pas. Sa mère, Luca, a renoncé à son confort bourgeois pour vivre avec lui. Difficultés financières et isolement social disparaissent pendant longtemps dans la douceur des caresses et dans l’osmose de leurs cœurs. Et pourtant, Lluvia les a toujours connus faisant vie à part. Aujourd’hui que le corps de son père est tourmenté par la maladie et qu’il ne peut plus parler, elle cherche à comprendre où s’est évaporé cet amour…

On se souvient (ou non) du début de Chocolat amer : Tita naissait dans la cuisine familiale, au milieu des pleurs d’oignon. Julio naît lui dans les rires. Et pourtant, son destin n’en sera que plus tragique, semé cependant de merveilleuses embûches et de précieuses rencontres. Laura Esquivel mêle encore une fois la douceur des larmes à l’acidité du sourire, la tragédie sensuelle à la fable sensible. Mais peut-être parce que j’en attendais trop, je n’ai pu m’empêcher d’être déçue… Ou alors, l’effet de nouveauté passant, j’ai été moins réceptive à sa plume somme toute très agréable.

Quoiqu’il en soit, l’auteure nous livre ici une ode à l’amour et un bel hommage à son père.

De la même auteure, lisez Chocolat amer.

Découvrez aussi  Le Reste est silence de Carla Guelfenbein et Cette histoire-là d’Alessandro Baricco.

Ecoutez les premières pages !

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  1. Pingback: Laura Esquivel, Chocolat amer | Aux livres de mes ruches

  2. J’aime beaucoup Laura Esquivel, mais je n’ai pas lu celui-ci…Je me souviens très bien de « Como Agua para Chocolate  » (Chocolat Amer) que j’avais adoré…Mais je vais peut-être passer mon tour pour celui-ci!

    • Comme toi j’avais adoré Chocolat amer. Du coup quand j’ai vu Vif comme le désir qui venait de sortir en Folio je me suis jetée dessus… Personnellement j’ai moins aimé, mais peut-être qu’il te toucherait tout autant !

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