Carlos Ruiz Zafon, L’Ombre du vent

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L'Ombre du vent– Jamais je ne m’étais sentie prise, séduite et emportée par une histoire comme celle que racontait ce livre, expliqua Clara. Pour moi, la lecture était une obligation, une sorte de tribut à payer aux professeurs et aux précepteurs sans bien savoir pourquoi. Je ne connaissais pas encore le plaisir de lire, d’ouvrir des portes et d’explorer son âme, de s’abandonner à l’imagination, à la beauté et au mystère de la fiction et du langage. Tout cela est né en moi avec ce roman. As-tu déjà embrasse une fille, Daniel ?

Mon cervelet s’étrangla et ma salive se transforma en sciure de bois.

– Bien sûr, tu es très jeune. Mais c’est la même sensation, cette étincelle de l’inoubliable première fois. Ce monde est un monde de ténèbres, Daniel, et la magie une chose rare. Ce livre m’a appris que lire pouvait me faire vivre plus intensément, me rendre la vue que j’avais perdue. Rien que pour ça, ce roman dont personne n’avait cure a changé ma vie.

Pocket, page 41

Dans une Barcelone où le souvenir des guerres est encore palpable, Daniel et son père se rendent au Cimetière des livres oubliés. Pas de concession à la tradition, le jeune garçon repart avec le volume de son choix sous le bras. Il s’agit de L’Ombre du vent de Juliàn Carax – auteur méconnu et oublié qui a suscité et suscite encore pourtant des passions chez ceux qui le connaissent. Débute alors une chasse à la vérité et à l’histoire. Les vies s’imbriquent et se mêlent, témoignant de toujours plus d’amour et de violence, de luttes collectives et de démons individuels.

À de nombreuses reprises, j’ai eu l’occasion d’entendre le plus grand bien de cet ouvrage de Carlos Ruiz Zafon. Et comme depuis plusieurs mois le livre me faisait de l’œil depuis les présentoirs, je n’ai pas su résister plus longtemps à la tentation. Et j’ai aimé. C’est un savant mélange d’amour des livres et des êtres, d’intrigue, de personnages hauts en couleurs, d’historicité et d’une ambiance à la fois noire et délicieuse. Parfois peut-être on oscille entre fil blanc et tirage de cheveux, mais cette enquête littéraire prétexte à la quête identitaire, servie par une belle écriture, a su me charmer et me ravir.

Écoutez les premières pages !

 

Découvrez aussi Les Oreilles de Buster de Maria Ernestam et Le Vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepùlveda.

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  5. Moi qui cherchait un livre en espagnol pour améliorer mon niveau de langue… je garde la référence en dans un coin de ma tête, en espérant que le style soit relativement accessible pour moi !

    • Si mes sont bons, en français la langue n’est pas très compliquée, mais je n’ai aucune idée de ce que ça donne en espagnol ! En tout cas, je te conseille ce titre, que ce soit en VO ou VF.

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