Anne Delaflotte Mehdevi, La Relieuse du gué

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Delaflotte - La Relieuse du guéJ’avais attendu qu’André soit parti pour mieux croquer dans la chouquette d’où s’égrenèrent des éclats de sucre qui crépitèrent sur le parquet, les autres fondaient délicieusement sous ma langue. Suie et sucre. Suie. Je n’oubliais rien du livre, ni de l’homme dont j’attendais l’appel.

Les couvertures du livre du fanum reposaient toujours dans leur bain d’eau tiède. Le beau papier de garde se libérait de son support aminci de carton. Je devais encore attendre.

Babel, page 49

Mathilde a quitté Paris, en laissant son ancienne vie derrière elle : son travail de diplomate et son compagnon graphiste notamment. Elle habite maintenant à Montlaudun – petite ville de Dordogne –, dans une petite ruelle d’artisans et tient un atelier de reliure. Elle vit au milieu du carton, des pages de garde et des feuillets, dans les odeurs de cuir et de la dorure au bout des doigts. Un matin, un homme frappe à sa porte. « On ne frappe pas à la porte d’un relieur à cette heure et de cette façon. »

La quatrième de couverture nous vend un roman aux ingrédients miracles : de la romance, de l’enquête, de l’artistique et un monde onirique et sensible rempli de livres. Comme en plus c’est Babel et que la couverture est belle, j’ai foncé tête baissé. Au fil des pages, je l’ai relevée et me suis mise à penser à autre chose. Aïe, c’est mauvais signe. Tout n’est pas à jeter dans ce premier roman d’Anne Delaflotte Mehdevi. Mais quand même. Si l’écriture est assez belle, elle manque pourtant de consistance. Si l’idée est bonne, sa réalisation est un peu bancale. Si finalement ce livre reste tout de même agréable, il est empli de faiblesses qui jalonnent la lecture et la déprécient. Des personnages hauts en couleur mais peut-être un peu trop, justement, pour être réalistes ; des hasards improbables ; des résolutions trop faciles ; des citations intempestives du Cyrano de Rostand, etc. Finalement, la quatrième de couverture reste ce qui m’attire le plus dans ce livre. Et c’est bien dommage…

Écoutez les premières pages !

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