Lenia Major, La Fille aux licornes

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Major - La Fille aux licornes– Vous êtes fous ? lui lança Séber. Vous voulez nous faire tuer ?

– Et vous ? cracha Caer. Souhaitez-vous la fin des licornes sauvages ? La guerre avec le Kaltesland ? Quel autre choix avons-nous ? Que savez-vous de l’Enclave, hormis ce qu’en disent les contes pour faire peur aux enfants ? Qui y a pénétré depuis des générations ? A-t-on vu la moindre âme en sortir ? Quel danger réel, en dehors de l’altitude et du froid, y connaissez-vous ? Je vous écoute, maître licornier…

Séber restait silencieux. Il écarta les bras en signe d’impuissance.

– Je ne sais pas Caer, mais si ce lieu est maudit depuis des siècles, il y a une raison.

– Alors nous la découvrirons sur place et il sera bien temps d’aviser.

– Nous ? répéta Séber.

– Nous ! confirma Moran. Je préfère tenter ma chance dans l’Enclave plutôt que de laisser ces vermines filer.

– Nous ! l’appuya Ascane. Météor et moi ferons tout pour délivrer les siens.

Séber serra les mâchoires, prêt à laisser éclater sa rage. Un de ses licorniers et son apprentie étaient prêts à lui désobéir et à entreprendre avec le mage une aventure qui ne pourrait se terminer que tragiquement. Il les dévisagea l’un après l’autre, sans aménité, secouant la tête. Il s’attarda sur Ascane qui soutint fièrement son regard.

– Vous, une fille, dans ces lieux où Dieu seul sait quels périls nous guettent ? À quoi nous servirez-vous s’il faut nous battre ?

– Je ne suis pas une fille, maître Séber. Depuis des mois, je suis votre apprentie et comme telle, jamais vous n’avez eu à vous plaindre de moi, objecta Ascane sans ciller.

Tome 2, La Poursuite, pages 26-27

En Ampleterre, les licornes – ces créatures fabuleuses – existent bel et bien. Et Ascane a été choisie pour devenir apprentie licornière, mais sa nature féminine en laisse sceptique plus d’un. Cependant, elle va devoir faire très vite ses preuves : le chancelier du Kaltesland brise les âmes pour les assujettir et ni les hommes ni les licornes ne sont épargnés. Heureusement, Météor, son uni, est là pour l’aider…

Cette trilogie fantastique n’est certes pas révolutionnaire, mais elle est tout de même très sympathique. Tous les ingrédients nécessaires sont là : trois jeunes gens prêts à l’aventure (une fille et deux garçons), des animaux légendaires, de la magie, des bons et des méchants. Et pour les épices : une écriture tout à fait plaisante, une réflexion sur la liberté des peuples et sur la condition de la femme. En résumé, je recommande !

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